Description
Général
La Tour de Londres évalue la planification à partir de problèmes de déplacement de boules. Cette version suit l'adaptation enfant de Krikorian et al. (1994), issue de Shallice (1982).
Trois boules occupent trois tiges de capacités différentes. Le participant doit reproduire une configuration cible en respectant un nombre maximal de déplacements. Seule la boule supérieure d'une tige peut être déplacée.
Douze problèmes de 2 à 5 déplacements sont présentés dans un ordre fixe, après trois problèmes d'entraînement. Trois essais sont possibles par problème ; un dépassement du nombre de déplacements met fin à l'essai.
La consigne est lue à l'enfant par l'examinateur ; une courte animation montre comment prendre et poser une boule, et qu'une tige pleine n'en prend plus. L'entraînement comprend deux problèmes d'un coup et un exemple de deux coups ; si l'exemple n'est pas résolu en trois essais, l'examinateur peut réexpliquer la consigne et refaire l'entraînement.
Les trois boules se distinguent par leur luminance et par une marque (triangle, carré, disque) ; elles restent discriminables en protanopie, deutéranopie et tritanopie simulées. Un déficit de la vision des couleurs ne rend donc pas l'épreuve impossible, mais il est utile de le rechercher, ou de le connaître, avant d'interpréter un score bas.
Cotation
Un problème réussi au premier, au deuxième ou au troisième essai vaut respectivement 3, 2 ou 1 point. Un problème non résolu vaut 0. Le total est sur 36.
Les résultats comprennent aussi le nombre de problèmes résolus, les réussites au premier essai, les temps de réflexion et d'exécution, les déplacements excédentaires et les tentatives de déplacements interdits.
Propriétés psychométriques
Validité
Shallice (1982) observe des différences entre patients frontaux et témoins. Krikorian et al. (1994) rapportent une progression des performances entre 7 et 13 ans. La tâche sollicite la planification, mais aussi la mémoire de travail visuo-spatiale et l'inhibition.
Fidélité
Les configurations fixes peuvent être mémorisées. Lors d'une nouvelle passation rapprochée, l'apprentissage contribue donc au score. Le temps avant le premier déplacement apporte une information complémentaire au total, sans isoler à lui seul une stratégie de planification.
Normes
Les scores sont bruts, sans étalonnage pour cette version informatisée.
Sur les mêmes douze problèmes avec du matériel physique, Krikorian et al. (1994) rapportent des moyennes de 27,8 à 7 ans (écart-type 3,7) et de 33,2 chez les jeunes adultes (écart-type 2,1). La présentation à l'écran et la réponse par clic diffèrent de cette procédure.
References
Épreuve originale Shallice, T. (1982). Specific impairments of planning. Philosophical Transactions of the Royal Society of London. B, Biological Sciences, 298(1089), 199-209.
Adaptation enfant et règle de cotation Krikorian, R., Bartok, J., & Gay, N. (1994). Tower of London procedure: a standard method and developmental data. Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology, 16(6), 840-850.